
L’arthrose du genou, également appelée gonarthrose, correspond à une dégradation progressive du cartilage de l’articulation. Elle peut provoquer des douleurs, une sensation de raideur et parfois une diminution de la mobilité du genou. Ces symptômes peuvent progressivement gêner la marche, les escaliers, les activités sportives ou certains gestes du quotidien.
Pour autant, le diagnostic d’arthrose ne signifie pas qu’il faut renoncer à bouger. L’activité physique adaptée et le renforcement musculaire jouent au contraire un rôle essentiel pour préserver les capacités du genou et maintenir l’autonomie.
Au centre Kinosteo, à Saint-Jean-le-Blanc près d’Orléans, la prise en charge de l’arthrose du genou s’inscrit dans une démarche fonctionnelle : comprendre les facteurs qui contribuent aux douleurs, améliorer les capacités physiques et vous permettre de retrouver progressivement
L’arthrose correspond à une évolution de l’ensemble des structures de l’articulation, et pas uniquement à une simple « usure » du cartilage.
Le genou est constitué notamment du fémur, du tibia et de la rotule. Ces structures sont associées à différents tissus permettant le mouvement et la stabilité de l’articulation.
Avec le temps, des modifications peuvent apparaître au niveau du cartilage et de l’os sous-jacent. Elles peuvent s’accompagner d’une inflammation locale et d'une sensibilité accrue de l'articulation.
L’arthrose peut concerner différents compartiments du genou :
- le compartiment fémoro-tibial interne ;
- le compartiment fémoro-tibial externe ;
- l’articulation fémoro-patellaire entre la rotule et le fémur.
Elle peut également toucher plusieurs compartiments simultanément.
La présence de signes d’arthrose sur une radiographie ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer l’intensité des douleurs. Certaines personnes présentent des signes radiographiques importants avec peu de symptômes, tandis que d’autres peuvent ressentir des douleurs importantes malgré des modifications radiologiques plus modérées.
La prise en charge doit donc s’intéresser autant aux symptômes et aux capacités fonctionnelles qu'aux images médicales.
La douleur constitue le principal motif de consultation. Elle apparaît souvent progressivement et peut être favorisée par certaines activités : marche prolongée, montée ou descente des escaliers, position accroupie ou efforts physiques importants.
La douleur peut également être accompagnée de :
- raideur du genou ;
- difficulté à démarrer après une période d’immobilité ;
- sensation de gêne lors de la flexion ;
- diminution des capacités à marcher longtemps ;
- difficultés dans les escaliers ;
- sensation de faiblesse du membre inférieur ;
- épisodes de gonflement ;
- diminution progressive des activités physiques.
Les symptômes peuvent fluctuer dans le temps. Une période douloureuse ne signifie donc pas nécessairement que l’arthrose s’est brutalement aggravée.
La manière dont le genou réagit à l’activité est souvent plus importante que la présence d’une anomalie sur une imagerie.
Lorsque le genou devient douloureux, il est fréquent de réduire spontanément son activité. Cette diminution peut sembler logique à court terme, mais elle peut progressivement entraîner une perte de force musculaire et de capacité physique. Le genou devient alors moins bien préparé à supporter les contraintes du quotidien.
Le renforcement musculaire permet au contraire de développer ou de maintenir les capacités nécessaires aux activités quotidiennes.
Le travail peut notamment concerner :
- les quadriceps ;
- les muscles fessiers ;
- les ischio-jambiers ;
- les muscles du mollet ;
- les muscles du tronc.
L’objectif n’est pas nécessairement de réaliser des exercices complexes ou de soulever des charges importantes. Le niveau de difficulté doit être adapté aux capacités de chacun et progressivement augmenté.
Se relever d’une chaise, monter les escaliers, marcher en côte ou porter des charges sont déjà des situations qui nécessitent une certaine capacité musculaire.
Avec l’avancée en âge, entretenir la force musculaire, la mobilité et l’équilibre contribue plus largement à préserver les capacités nécessaires aux activités du quotidien et à maintenir une vie active.
Découvrez également comment préserver sa force, sa mobilité et son équilibre après 60 ans.
Dans la majorité des situations, oui.
La marche constitue une activité particulièrement intéressante pour entretenir la condition physique et préserver les capacités fonctionnelles.
Cependant, une personne présentant une arthrose douloureuse peut avoir besoin d’adapter temporairement :
- la durée des promenades ;
- la vitesse de marche ;
- le dénivelé ;
- la fréquence des sorties.
L’objectif n’est pas de supprimer toute sensation au niveau du genou, mais de trouver un niveau d’activité que l’articulation tolère, puis de progresser progressivement.
Pour une personne habituée à marcher plusieurs kilomètres ou à pratiquer la randonnée, une diminution temporaire de la distance peut permettre de conserver l’activité tout en contrôlant les symptômes.
Le vélo peut être une activité particulièrement intéressante pour les personnes souffrant d’arthrose du genou. Il permet de travailler l’endurance et les membres inférieurs tout en limitant les impacts liés à certaines activités comme la course.
L’intensité et la durée doivent toutefois être adaptées aux capacités du moment.
Une reprise peut commencer par des sorties courtes et relativement faciles, avant d’augmenter progressivement la durée ou la difficulté.
Pour une personne qui pratique déjà régulièrement le vélo, l’objectif est généralement de préserver cette activité plutôt que de l’abandonner systématiquement en raison du diagnostic d’arthrose.
La randonnée peut rester tout à fait envisageable avec une arthrose du genou. Elle impose cependant des contraintes différentes de la marche sur terrain plat, notamment en raison des montées et des descentes.
Une randonnée peut ainsi nécessiter une bonne capacité musculaire des membres inférieurs et une certaine tolérance du genou aux efforts prolongés.
Une reprise progressive peut être organisée en jouant sur :
- la distance ;
- le dénivelé ;
- la durée ;
- la fréquence des sorties ;
- le rythme de marche.
L'objectif est de retrouver progressivement la capacité nécessaire pour pratiquer la randonnée dans de bonnes conditions.
Les symptômes de l’arthrose peuvent varier au cours du temps. Lors d'une période plus douloureuse, il peut être utile de diminuer temporairement la charge imposée au genou sans pour autant arrêter complètement toute activité.
Il est généralement préférable de conserver des mouvements et une activité adaptés plutôt que de rester totalement au repos pendant plusieurs jours. La reprise progressive permet ensuite de retrouver le niveau d’activité habituel.
Lorsque les douleurs sont importantes, inhabituelles ou associées à un gonflement important, un avis médical peut être nécessaire afin de rechercher une autre cause ou d’adapter le traitement.

La kinésithérapie occupe une place centrale dans la prise en charge de l’arthrose du genou. Après une évaluation des capacités et des limitations, le programme peut être orienté vers plusieurs objectifs :
- Améliorer la force musculaire
Le renforcement progressif permet de mieux répondre aux contraintes imposées par les activités quotidiennes ou sportives.
- Améliorer les capacités fonctionnelles
Les exercices peuvent reproduire progressivement les situations qui posent problème : escaliers, marche, transferts, montée de marche ou reprise d'une activité sportive.
- Entretenir la mobilité
Lorsque certaines amplitudes sont limitées, un travail adapté peut contribuer à retrouver davantage de confort dans les mouvements.
- Reprendre progressivement l’activité physique
La progression de la charge d'entraînement constitue un élément essentiel pour retrouver une activité durable.
La kinésithérapie ne consiste donc pas uniquement à traiter le genou douloureux. Elle vise surtout à redonner au patient les capacités nécessaires pour utiliser son genou dans la vie réelle.
L’arthrose du genou ne se résume pas uniquement à l’état du cartilage. La douleur et les difficultés ressenties peuvent également être influencées par la mobilité de l’ensemble du membre inférieur, la qualité du mouvement, la force musculaire, les habitudes d’activité et la manière dont le genou est sollicité au quotidien.
C’est dans cette approche globale que l’ostéopathie peut trouver toute sa place.
Lors de la consultation, l’évaluation ne se limite pas au genou douloureux. Elle prend également en compte les différentes structures qui participent au mouvement : cheville, hanche, bassin, rachis, ainsi que les capacités globales de mobilité et de mouvement.
Une limitation de mobilité, une douleur associée ou une modification de la manière de se déplacer peuvent parfois contribuer à augmenter les contraintes ressenties lors de certaines activités comme la marche, la montée ou la descente des escaliers, le vélo ou la randonnée.
L’objectif de la prise en charge ostéopathique est alors d’identifier les éventuels facteurs susceptibles de limiter un mouvement confortable et d'utiliser des techniques manuelles adaptées à votre situation, à votre âge et à vos antécédents.
Différentes approches peuvent être utilisées selon les besoins : mobilisations articulaires, techniques sur les tissus mous ou techniques visant à améliorer la mobilité de certaines régions participant au mouvement du membre inférieur.
L’ostéopathie ne prétend pas « réparer » le cartilage ni faire disparaître l’arthrose. Son intérêt est ailleurs : contribuer à améliorer le confort et la qualité du mouvement afin de permettre au patient de continuer à utiliser son genou et à maintenir ses activités.
Cette approche prend tout son sens lorsqu’elle s’inscrit dans une stratégie plus globale. Une meilleure mobilité et une diminution de certaines douleurs peuvent notamment permettre de reprendre plus facilement les exercices et l’activité physique nécessaires au maintien de la force et des capacités fonctionnelles.
Chez une personne active, l’objectif peut être de faciliter le retour à la marche, au vélo, à la randonnée ou à d’autres loisirs. Chez une personne plus sédentaire, il peut s’agir de retrouver davantage de confort pour marcher, monter les escaliers ou accomplir les gestes du quotidien.
L’ostéopathie peut ainsi constituer une étape importante de la prise en charge : non pas en opposition au mouvement et au renforcement musculaire, mais comme un complément permettant, lorsque cela est pertinent, de créer des conditions plus favorables pour retrouver un mouvement confortable et reprendre progressivement une activité.
Chez Kinosteo, l’intérêt de cette approche est également de pouvoir associer une vision ostéopathique et une approche fonctionnelle issue de la kinésithérapie. La consultation peut ainsi s’intéresser à la fois aux douleurs et aux restrictions de mobilité, mais aussi à une question essentielle : quelles capacités faut-il préserver ou retrouver pour vous permettre de continuer à faire ce qui compte pour vous ?
L'objectif n'est donc pas seulement de traiter un genou douloureux, mais d'accompagner la personne dans son ensemble afin de retrouver un corps plus fonctionnel, capable de bouger, de s'adapter aux contraintes et de rester actif le plus longtemps possible.
Pour découvrir plus largement cette approche, vous pouvez également consulter notre page consacrée à l’ostéopathie à Saint-Jean-le-Blanc.
Non, pas nécessairement. Le diagnostic d’arthrose ne signifie pas que toute activité sportive devient contre-indiquée. Au contraire, conserver une activité physique adaptée est généralement bénéfique pour la santé globale et pour maintenir les capacités fonctionnelles.
La question est plutôt de déterminer : quelle activité ? Quelle intensité ? Quelle durée ? Quelle progression ? La réponse dépend de chaque personne. La marche, le vélo, la randonnée, la natation, le renforcement musculaire ou certaines activités sportives peuvent être adaptés en fonction des capacités et de la réaction du genou.
Chez un sportif, l'objectif peut être de modifier temporairement l'entraînement afin de conserver une activité tout en permettant au genou de retrouver progressivement une meilleure tolérance à la charge.
La décision d’une éventuelle intervention chirurgicale dépend de nombreux facteurs : importance des symptômes, limitations fonctionnelles, évolution de l’arthrose et réponse aux traitements conservateurs.
Une prise en charge non chirurgicale peut permettre à de nombreuses personnes de rester actives pendant longtemps. Elle repose notamment sur :
- l’activité physique ;
- le renforcement musculaire ;
- la gestion progressive des charges ;
- le maintien d’un poids adapté lorsque cela est nécessaire ;
- l’adaptation des activités ;
- la prise en charge de la douleur.
Lorsque les symptômes deviennent très importants malgré une prise en charge adaptée, un avis médical spécialisé peut être indiqué.
La première étape consiste à comprendre ce que la douleur vous empêche de faire.
Marcher 30 minutes ? Monter les escaliers ? Faire du vélo ? Randonner ? Jouer au golf ? Faire du jardinage ?
L’évaluation porte ensuite sur les capacités fonctionnelles, la mobilité, la force et la tolérance du genou à différentes sollicitations.
Le programme est ensuite adapté à votre situation et à vos objectifs. L’idée n’est pas de vous proposer une liste d’exercices standardisée, mais de construire progressivement les capacités nécessaires pour retrouver les activités que vous souhaitez pratiquer.
Lorsque cela est pertinent, la kinésithérapie et l’ostéopathie peuvent être complémentaires.
L’arthrose du genou est une évolution fréquente avec l’âge, mais elle ne doit pas nécessairement conduire à une diminution progressive des activités.
Le mouvement reste l’un des principaux outils pour préserver les capacités physiques.
L’objectif de la prise en charge est donc de sortir d’une logique centrée uniquement sur la douleur pour s’intéresser également à la force, à la mobilité, à l’endurance et à la confiance dans le mouvement.
Que votre objectif soit de continuer à marcher, reprendre la randonnée, faire du vélo, jouer au golf ou simplement rester autonome dans les activités du quotidien, la prise en charge doit être adaptée à vos capacités et progresser dans le temps.
L’objectif n’est pas seulement de mieux vivre avec l’arthrose : c’est de continuer à vivre activement malgré elle.
Préserver ses capacités physiques passe souvent par une prise en charge globale des douleurs qui peuvent limiter les activités du quotidien, qu’elles concernent les genoux, le dos ou d’autres articulations.
Découvrez également notre approche des douleurs d’épaule et de la limitation des mouvements.

Oui. L’arthrose ne signifie pas qu’il faut arrêter toute activité physique. La marche, le vélo, la randonnée, le renforcement musculaire ou d’autres activités peuvent être adaptées en fonction des symptômes et des capacités de chacun. Une reprise progressive permet généralement de mieux contrôler la charge imposée au genou.
La marche n’est pas nécessairement néfaste pour un genou arthrosique. Au contraire, elle contribue à entretenir les capacités musculaires et cardiovasculaires. Lorsque le genou est douloureux, il peut être nécessaire d’adapter temporairement la durée, l’intensité ou le terrain, puis de progresser de nouveau.
Les exercices de renforcement musculaire des membres inférieurs sont particulièrement importants. Ils peuvent notamment cibler les quadriceps et les muscles fessiers. Les exercices doivent être adaptés aux capacités de chacun et leur difficulté augmentée progressivement. Un kinésithérapeute peut vous aider à construire un programme personnalisé.
L’ostéopathie ne permet pas de réparer le cartilage ni de supprimer l’arthrose. Elle peut cependant être envisagée en complément lorsque certaines restrictions de mobilité ou douleurs musculo-squelettiques participent à la gêne. Elle doit s'intégrer dans une prise en charge globale comprenant notamment activité physique et renforcement.
Oui, le vélo peut constituer une activité intéressante pour entretenir l’endurance et la force des membres inférieurs tout en limitant les impacts. La durée et l'intensité doivent être adaptées à la tolérance du genou et augmentées progressivement.
Une consultation peut être pertinente lorsque la douleur persiste, limite progressivement vos activités, apparaît de manière répétée lors de certains efforts ou s'accompagne d'une perte de mobilité ou de force. En cas de douleur brutale importante, de traumatisme, de gonflement marqué ou de symptômes inhabituels, un avis médical est recommandé.
Une évaluation personnalisée permet de faire le point sur vos capacités, vos douleurs et vos objectifs afin de construire une prise en charge adaptée.
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