
Une douleur au niveau d'un tendon peut rapidement devenir préoccupante. Le tendon d'Achille devient douloureux à la course, l'épaule gêne certains mouvements, le coude limite les gestes du quotidien ou le genou devient sensible lors des escaliers ou des activités sportives.
Ces douleurs sont souvent regroupées sous le terme de tendinopathies.
Autrefois, on parlait volontiers de « tendinite ». Pourtant, les douleurs tendineuses sont plus complexes qu'une simple inflammation. Elles sont fréquemment liées à une modification de la capacité du tendon à supporter les contraintes auxquelles il est exposé.
Un tendon possède cependant une capacité d'adaptation. Une prise en charge adaptée peut permettre de réduire progressivement la douleur, de reconstruire sa tolérance à l'effort et de retrouver les activités qui comptent pour vous.
Au centre Kinosteo, à Saint-Jean-le-Blanc, près d'Orléans, la prise en charge des tendinopathies repose sur une évaluation individualisée associant compréhension de la douleur, adaptation temporaire des contraintes, exercices progressifs et accompagnement vers la reprise des activités. Selon votre situation, la kinésithérapie et l'ostéopathie peuvent également s'intégrer à cette prise en charge.
L'objectif n'est pas simplement de faire disparaître la douleur pendant quelques jours, mais de vous aider à retrouver progressivement un corps capable de supporter les activités que vous souhaitez pratiquer.
Les tendons sont des structures qui relient les muscles aux os. Ils permettent de transmettre la force produite par les muscles afin de réaliser les mouvements du quotidien et les activités sportives.
Marcher, monter un escalier, courir, sauter, soulever un objet ou lancer une balle sollicitent différents tendons.
Une tendinopathie correspond à une douleur et à une diminution de la tolérance d'un tendon face aux contraintes auxquelles il est soumis. Le tendon peut devenir douloureux lorsque la charge imposée dépasse temporairement sa capacité actuelle à y répondre.
Il ne s'agit pas nécessairement d'un tendon « abîmé » ou fragile. La douleur est souvent liée à un déséquilibre entre :
- les contraintes auxquelles le tendon est exposé ;
- sa capacité actuelle à les supporter ;
- et la vitesse à laquelle ces contraintes ont augmenté.
L'objectif de la prise en charge est donc généralement double :
1. adapter temporairement les contraintes qui entretiennent la douleur ;
2. reconstruire progressivement la capacité du tendon à les supporter.
Cette approche permet de sortir d'une logique uniquement centrée sur le repos.
Le terme « tendinite » est encore très utilisé dans la vie courante. Il suggère toutefois que la douleur est systématiquement liée à une inflammation du tendon.
Or, les douleurs tendineuses ne correspondent pas toujours à un phénomène inflammatoire simple.
Le terme tendinopathie est donc plus large. Il permet de désigner différentes situations dans lesquelles un tendon devient douloureux et moins tolérant à certaines sollicitations.
Cela ne signifie pas qu'il ne peut jamais exister de réaction inflammatoire autour d'un tendon. Mais réduire toutes les douleurs tendineuses à une simple « inflammation » peut conduire à une stratégie trop limitée : repos, glace et attente.
Dans de nombreuses situations, le retour progressif à la charge et le renforcement constituent une partie essentielle de la récupération.
Une tendinopathie apparaît souvent lorsque les contraintes augmentent plus rapidement que la capacité du tendon à s'adapter.
Une douleur peut apparaître après :
- une reprise de la course à pied ;
- une augmentation importante du volume d'entraînement ;
- l'ajout de séances plus intenses ;
- une reprise du sport après une période d'arrêt ;
- une augmentation soudaine de la marche ;
- ou une activité professionnelle ou quotidienne inhabituelle.
Le problème n'est pas nécessairement l'activité elle-même.
Courir, sauter ou soulever des charges ne sont pas mauvais pour les tendons. Au contraire, les tendons ont besoin d'être sollicités pour maintenir et développer leur capacité.
Le problème peut apparaître lorsque la progression est trop rapide par rapport aux capacités actuelles.
À l'inverse, une période prolongée d'inactivité peut également diminuer la capacité à tolérer certains efforts. Une reprise directe au niveau précédemment pratiqué peut alors devenir difficile.
C'est pourquoi il est souvent plus pertinent de penser en termes de progression plutôt que d'opposer simplement activité et repos.
Certaines activités sollicitent de manière répétée un même tendon.
C'est notamment le cas :
- de la course et du saut pour le tendon d'Achille ou le tendon rotulien ;
- des mouvements répétitifs du bras pour certains tendons de l'épaule ;
- de certains gestes professionnels pour les tendons du coude ;
- ou de certaines activités nécessitant des efforts répétés.
Là encore, la répétition n'est pas forcément problématique en elle-même. Tout dépend de la quantité de contraintes et de la capacité du tendon à les supporter.
Les manifestations peuvent varier selon le tendon concerné.
On retrouve fréquemment :
- une douleur localisée au niveau ou à proximité du tendon ;
- une douleur lors d'un effort particulier ;
- une gêne au début d'une activité ;
- une douleur après l'effort ou le lendemain ;
- une sensation de raideur ;
- une diminution de la tolérance à certaines activités.
Certaines personnes constatent par exemple que la douleur diminue après quelques minutes d'échauffement, puis réapparaît après l'effort.
L'évolution de la douleur dans les heures qui suivent une activité peut également donner des informations utiles pour adapter la progression.
Une douleur plus importante le lendemain ne signifie pas nécessairement qu'une nouvelle blessure s'est produite. Elle peut simplement indiquer que la charge proposée dépassait momentanément la capacité actuelle du tendon.
Les tendinopathies peuvent toucher de nombreuses régions du corps.
Parmi les plus fréquentes :
La douleur est généralement située à l'arrière de la cheville ou au niveau de l'insertion du tendon.
Elle concerne fréquemment les coureurs, les marcheurs et les personnes qui reprennent une activité physique.
Certaines douleurs de l'épaule peuvent concerner les tendons de la coiffe des rotateurs.
Elles peuvent limiter l'élévation du bras, certains gestes professionnels ou la pratique sportive.
Pour mieux comprendre ces différentes situations, → découvrez notre page consacrée à l'épaule douloureuse et aux douleurs lors des mouvements du bras.
La douleur est généralement localisée sous la rotule.
Elle est fréquente dans les activités comprenant de nombreux sauts, accélérations ou changements de direction.
Certaines tendinopathies peuvent provoquer une douleur sur la face externe ou interne du coude.
Elles peuvent être liées à certaines activités professionnelles, sportives ou manuelles.
Une douleur située sur le côté de la hanche peut parfois être liée à une tendinopathie des muscles fessiers.
Elle peut notamment gêner la marche, la montée des escaliers ou certaines positions prolongées.
Ces différentes situations présentent des spécificités. Une prise en charge adaptée doit donc tenir compte du tendon concerné, mais également des activités et des objectifs propres à chaque personne.
Face à une douleur tendineuse, deux réactions opposées sont fréquentes.
La première consiste à continuer exactement comme avant malgré une douleur de plus en plus importante.
La seconde consiste à arrêter toute activité pendant plusieurs semaines.
Dans de nombreuses situations, aucune de ces deux stratégies n'est idéale.
Le repos peut permettre une diminution temporaire de la douleur. Mais une absence prolongée de sollicitation peut également diminuer la capacité du tendon à supporter la reprise.
L'objectif est donc souvent de trouver le niveau d'activité compatible avec votre situation, puis d'augmenter progressivement les contraintes.
Cela peut passer par :
- une diminution temporaire du volume d'entraînement ;
- l'adaptation de l'intensité ;
- la réduction de certains mouvements particulièrement douloureux ;
- le maintien d'activités mieux tolérées ;
- puis une progression graduelle.
Pour un coureur, cela peut par exemple signifier réduire temporairement la distance ou l'intensité plutôt que d'arrêter systématiquement toute activité.
La première étape consiste à comprendre les activités qui aggravent ou entretiennent les symptômes.
Un bilan permet notamment d'identifier :
- les contraintes récemment modifiées ;
- les mouvements particulièrement douloureux ;
- les capacités actuelles ;
- les activités que vous souhaitez retrouver.
L'objectif n'est pas nécessairement d'éviter définitivement les mouvements douloureux. Il s'agit plutôt d'adapter temporairement leur dosage.
La douleur peut également être influencée par différents facteurs : fatigue, récupération insuffisante, changement important d'activité ou accumulation de contraintes.
Une stratégie efficace associe généralement une adaptation de la charge à un programme permettant de reconstruire progressivement les capacités nécessaires.

Le renforcement progressif constitue souvent un élément central de la prise en charge des tendinopathies. Un tendon a besoin d'être sollicité pour développer sa capacité à supporter les contraintes.
Le programme peut évoluer progressivement.
Lorsque la douleur est importante, les exercices peuvent commencer avec des charges relativement modérées et des amplitudes adaptées.
L'objectif est de réintroduire progressivement la sollicitation sans provoquer une aggravation importante des symptômes.
Au fil de l'amélioration, la charge peut être progressivement augmentée.
Selon le tendon et l'activité pratiquée, le travail peut ensuite intégrer :
- des charges plus importantes ;
- des mouvements plus rapides ;
- des exercices de puissance ;
- des sauts ;
- ou des gestes spécifiques à votre sport.
Un tendon d'Achille chez un coureur n'a pas les mêmes exigences qu'un tendon de l'épaule chez un nageur ou un tendon du coude chez un joueur de tennis.
Le programme doit donc progressivement se rapprocher des contraintes réelles auxquelles le tendon devra faire face.
La kinésithérapie peut jouer un rôle central dans l'accompagnement des douleurs tendineuses.
Le bilan permet de préciser la localisation de la douleur, son évolution, les activités qui l’influencent, les contraintes récemment modifiées, les capacités physiques actuelles et les objectifs à retrouver.
Le programme d'exercices peut être adapté en fonction du tendon concerné et de votre niveau.
L'objectif n'est pas simplement de réaliser quelques exercices pendant une consultation, mais de construire une progression capable de vous accompagner vers vos activités.
Pour un sportif, le travail évolue progressivement vers les contraintes réelles du sport pratiqué.
Pour une personne active, il peut s'agir de retrouver la capacité de marcher longtemps, monter les escaliers, jardiner, bricoler ou pratiquer ses loisirs sans être limité par la douleur.
Pour découvrir plus largement notre approche de la rééducation et de l'accompagnement vers la reprise des activités, → consultez notre page consacrée à la kinésithérapie à Saint-Jean-le-Blanc.
L'ostéopathie joue un rôle important dans la prise en charge de certaines douleurs tendineuses, à condition de l'intégrer dans une approche globale.
Les techniques manuelles peuvent contribuer à améliorer le confort, à diminuer les sensations de raideur et à faciliter la reprise des mouvements.
Ce traitement manuel ne peut cependant pas remplacer le travail progressif de renforcement lorsque l'objectif est de reconstruire la capacité du tendon à supporter durablement les contraintes. L'ostéopathie constitue donc un outil complémentaire, notamment lorsqu'elle permet de faciliter le retour au mouvement et la mise en place d'une progression adaptée.
L'objectif n'est pas de « réparer » un tendon uniquement avec les mains, mais d'utiliser les différents outils disponibles pour accompagner votre retour progressif aux activités.
L'ostéopathie peut ainsi s'intégrer dans une prise en charge globale, en complément du travail actif lorsque celui-ci est nécessaire. → Découvrez également notre approche des consultations d'ostéopathie à Saint-Jean-le-Blanc.
La récupération dépend du tendon concerné, de l'ancienneté des symptômes, des contraintes quotidiennes, du niveau d’activité, de la capacité à adapter temporairement les sollicitations et de la régularité de la progression.
Une tendinopathie peut parfois évoluer favorablement en quelques semaines. Dans d'autres situations, notamment lorsque la douleur est ancienne, la récupération peut nécessiter plusieurs mois.
Le tendon s'adapte progressivement. Il est donc important d'éviter de rechercher une amélioration parfaitement linéaire. Une légère fluctuation des symptômes peut survenir au cours de la progression.
L'objectif est davantage d'observer une amélioration globale de la tolérance aux activités au fil du temps.
Le retour au sport doit être envisagé comme une progression.
La première étape consiste généralement à déterminer ce que vous êtes actuellement capable de faire. À partir de là, les contraintes peuvent être progressivement augmentées.
Pour un coureur souffrant d'une tendinopathie d'Achille, cela peut concerner la distance, la vitesse, le dénivelé, la fréquence des entraînements ou l'introduction progressive de séances plus exigeantes. → Retrouvez également nos conseils consacrés à la course à pied et à la prévention des blessures du coureur.
Pour un joueur de tennis souffrant d'une douleur au coude, la progression peut concerner la durée des séances, le nombre de frappes, l'intensité ou certains gestes particulièrement sollicitants.
L'objectif est de reconstruire progressivement la capacité nécessaire à votre activité plutôt que de passer brutalement du repos complet au niveau d'effort habituel.
Il est impossible de garantir qu'une douleur tendineuse ne reviendra jamais.
Il est cependant possible de mieux préparer le corps aux contraintes auxquelles il est régulièrement exposé.
Un tendon qui est régulièrement sollicité de manière adaptée conserve plus facilement sa capacité à supporter certaines activités.
Le renforcement ne doit donc pas toujours être considéré comme une étape temporaire réservée à la période de rééducation.
Une augmentation brutale du volume ou de l'intensité peut dépasser les capacités actuelles.
Une progression graduelle permet généralement de mieux accompagner l'adaptation.
La variété des activités peut permettre de répartir les contraintes et de développer différentes qualités physiques.
Après une blessure, une période d'inactivité ou une interruption sportive, le niveau précédent ne peut pas toujours être repris immédiatement.
Reconstruire progressivement ses capacités constitue souvent une stratégie plus durable.
Au cabinet Kinosteo, à Saint-Jean-le-Blanc, près d'Orléans, chaque prise en charge débute par une évaluation de votre situation et de vos objectifs.
Selon vos besoins, l'accompagnement peut associer :
- une analyse des symptômes et des contraintes ;
- l'identification des activités à adapter temporairement ;
- des exercices de renforcement progressifs ;
- un travail de mobilité lorsque cela est pertinent ;
- des techniques manuelles complémentaires ;
- et une progression vers les activités que vous souhaitez retrouver.
Cette approche s'adresse aussi bien aux sportifs souhaitant reprendre leur entraînement qu'aux adultes actifs et aux personnes désirant continuer à marcher, jardiner, voyager ou pratiquer leurs loisirs sans être limitées par une douleur tendineuse.
Les tendinopathies font partie des différents troubles musculosquelettiques pris en charge au cabinet. → Découvrez également l'ensemble de nos expertises en kinésithérapie et ostéopathie.

Pas nécessairement. Le terme « tendinopathie » est plus large que celui de « tendinite » et désigne différentes situations dans lesquelles un tendon devient douloureux et moins tolérant à certaines contraintes.
Pas systématiquement. Dans de nombreuses situations, une adaptation temporaire de l'activité permet de maintenir une partie des capacités tout en diminuant les contraintes les moins bien tolérées.
Oui, un programme de renforcement progressif peut faire partie de la prise en charge. Le choix des exercices et leur progression doivent être adaptés aux symptômes et aux capacités de chacun.
De nombreuses personnes retrouvent leurs activités habituelles. La récupération peut cependant nécessiter du temps et une progression adaptée, particulièrement lorsque les symptômes sont présents depuis longtemps.
La glace peut parfois procurer une sensation temporaire de soulagement, mais elle ne constitue généralement pas à elle seule une stratégie de récupération. La gestion des contraintes et la reprise progressive des activités restent des éléments importants.
L'ostéopathie peut être utilisée comme un outil complémentaire pour améliorer le confort et faciliter certains mouvements. Elle ne remplace cependant pas le travail progressif nécessaire pour améliorer la capacité du tendon à supporter les contraintes.
Une douleur tendineuse peut progressivement conduire à réduire les activités, éviter certains gestes ou abandonner temporairement un sport que l'on apprécie.
L'objectif d'une prise en charge adaptée n'est pas seulement de diminuer la douleur.
Il s'agit de comprendre les contraintes auxquelles votre corps est confronté, de reconstruire progressivement vos capacités et de vous accompagner vers les activités qui comptent pour vous.
L'objectif : vous aider à retrouver un corps plus fonctionnel, capable de supporter durablement les activités que vous aimez.
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