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Le golf est souvent considéré comme un sport doux, accessible et compatible avec l’avancée en âge. Pourtant, derrière son apparente tranquillité se cache une activité physique exigeante qui sollicite fortement les articulations, les muscles et le système d’équilibre. De nombreux golfeurs de plus de 60 ans continuent à pratiquer avec plaisir, mais sont parfois confrontés à des douleurs lombaires, cervicales ou d’épaule qui limitent leur jeu.
La bonne nouvelle est qu’il est tout à fait possible de continuer à jouer longtemps et dans de bonnes conditions à condition de comprendre les contraintes du golf et d’adopter quelques habitudes préventives.
Un parcours de 18 trous représente généralement entre 8 et 12 kilomètres de marche. À cela s’ajoutent plusieurs dizaines de swings nécessitant coordination, puissance et précision.
Le swing de golf implique :
- une rotation importante du tronc ;
- une dissociation entre le bassin et les épaules ;
- des transferts de charge rapides ;
- un travail d’équilibre permanent.
Ces contraintes sont répétées plusieurs centaines voire plusieurs milliers de fois au cours d’une saison. Avec l’âge, certaines capacités physiques diminuent naturellement : perte de masse musculaire, diminution de la mobilité articulaire, réduction de la vitesse de réaction et altération progressive de l’équilibre.
Lorsque ces changements ne sont pas compensés par une activité physique adaptée, le risque de douleur augmente.
Le bas du dos est l’une des régions les plus sollicitées pendant le swing. Lors de la phase de descente puis d’impact, les vertèbres lombaires subissent des forces de compression, de cisaillement et de rotation importantes. Lorsque la mobilité des hanches ou du rachis thoracique diminue, ce sont souvent les lombaires qui compensent.
Les situations suivantes augmentent le risque de douleur :
- manque de mobilité des hanches ;
- raideur thoracique ;
- faiblesse musculaire du tronc ;
- reprise trop rapide après une période d’arrêt ;
- volume de jeu excessif.
La plupart des lombalgies observées chez les golfeurs ne sont pas liées à une lésion grave mais à une surcharge progressive des tissus.
Une erreur fréquente consiste à focaliser toute l’attention sur les lombaires. Pourtant, le swing nécessite une importante rotation du rachis thoracique. Lorsque cette mobilité diminue, le corps cherche souvent à récupérer cette amplitude au niveau lombaire.
Maintenir une bonne mobilité du haut du dos permet :
- d’améliorer la fluidité du swing ;
- de réduire les contraintes sur les lombaires ;
- d’optimiser le transfert d’énergie ;
- de limiter les compensations articulaires.
Quelques minutes d’exercices de mobilité thoracique avant une partie peuvent déjà faire une différence significative.
La mobilité des hanches influence directement la qualité du mouvement. Des hanches raides obligent souvent le bassin à tourner moins efficacement, ce qui augmente les contraintes sur la colonne vertébrale.
Chez les joueurs de plus de 60 ans, il est particulièrement pertinent de travailler :
- la rotation interne de hanche ;
- la rotation externe ;
- l’extension de hanche ;
- la stabilité en appui unipodal.
Ces qualités contribuent à un swing plus confortable et plus efficace.
Le golf est également une activité qui sollicite fortement l’équilibre. Les terrains irréguliers, les dévers et les transferts de poids répétés exigent un bon contrôle postural. Avec l’âge, l’entraînement de l’équilibre devient un véritable outil de prévention.
Quelques exercices simples réalisés plusieurs fois par semaine permettent de maintenir :
- la stabilité ;
- la coordination ;
- la confiance dans les déplacements ;
- les capacités de réaction.
Ces bénéfices dépassent largement le cadre du golf et participent au maintien de l’autonomie au quotidien.
Dans la majorité des cas, non. L’apparition d’une douleur ne signifie pas nécessairement qu’il faut interrompre toute activité physique. Une réduction temporaire du volume de jeu, associée à des exercices adaptés, permet souvent de maintenir une pratique sécurisée.
En revanche, certaines situations justifient un avis médical ou paramédical :
- douleur persistante depuis plusieurs semaines ;
- douleur nocturne importante ;
- perte de force ;
- limitation fonctionnelle marquée ;
- aggravation progressive des symptômes.
Un bilan permet alors d’identifier les facteurs favorisants et d’adapter les exercices à la situation de chaque joueur.
Les joueurs qui conservent une pratique durable partagent souvent plusieurs caractéristiques :
1. Ils entretiennent leur mobilité
Quelques exercices réguliers sont plus efficaces qu’une longue séance occasionnelle.
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2. Ils renforcent leur condition physique
Le golf n’exonère pas du renforcement musculaire. Les muscles du tronc, des hanches et des membres inférieurs jouent un rôle essentiel dans la prévention des douleurs.
3. Ils considèrent la récupération comme une partie de l’entraînement
Sommeil, hydratation, activité physique régulière et gestion de la charge de jeu contribuent à la longévité sportive.
Le golf peut être pratiqué pendant de nombreuses années à condition de prendre soin de son corps. Les douleurs ne sont pas une fatalité et résultent souvent d’un ensemble de facteurs modifiables : mobilité insuffisante, faiblesse musculaire, surcharge d’entraînement ou manque de récupération.
En intégrant quelques exercices de mobilité, de renforcement et d’équilibre dans votre routine, il est possible d’améliorer votre confort de jeu, de réduire le risque de blessure et de continuer à profiter pleinement des parcours pendant de nombreuses années.
Si des douleurs apparaissent ou limitent votre pratique, une évaluation personnalisée permet d’identifier les facteurs responsables et de mettre en place des solutions adaptées à vos objectifs.
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